Les évènements

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À venir :Samedi 21 octobre  de 21 heures au petit jour

On entend lire jusqu'au bout

12 heures de lecture collective en relais de "Guerre et Guerre" de László Krasznahorkai

"Je ne suis pas devenu fou [...] mais je vois aussi clairement que si j’étais fou"


    
 

« Ses longues phrases tortueuses m’enchantent, et même si son univers apparaît ténébreux,
toujours nous faisons l’expérience de cette transcendance synonyme selon Nietzsche de consolation métaphysique. »
Imre Kertész

                       

Surprises
Chambres éphémères

 
Chambre 9 :  Guillaume Louot 


Travail de peinture sur les murs de la chambre à partir d'un tableau de David Hockney
Bigger Splashes est une série à géométrie variable inspirée de la pool painting de David Hockney A Bigger Splash de 1967. La série s'articule autour d'un motif aux dimensions de la peinture polaroid. Elle fonctionne avec toutes les couleurs du nuancier R.A.L. fléchissant en direction de la couleur bleue piscine.
https://guillaumelouot.blogspot.fr/

 

Chambre 23 : Julia Kremer


Quand elle est venue elle a choisi une photographie dans un journal.
Aggrandie déformée multipliée à la photocopieuse du magasin du coin, elle en a  en tapissé la chambre.
http://juliakremer.tumblr.com/


Chambre 25: Simone Simon


Dans la chambre , un cd, un tirage photographique et une édition extraits de l'installation sonore et photographique de Simone Simon. "Ne regardez pas le renard passer"est une istallation sonore et photographique. Exposé à la galerie Eva Vautier - Nice
http://www.simonesimon.com/

 

Chambre 34 : Cécile Bart


Pendant  Supervues, Cécile Bart nous a fait le cadeau de transformer la chambre 34.
Durant un an, nous la partageons avec nos visiteurs.
L'idée est généreuse de la part de l'artiste, et la pièce est fragile.
Il s'agit de toile de Tergal "Plein Jour" peinte (et essuyée de telle façon qu’elle conserve une relative transparence) puis marouflée sur le mur.
L’occasion rare de s’immerger dans une œuvre.
http://www.cecilebart.com/



 

La Cabane

-« Ce serait bien d’offrir un endroit, une cabine, une cellule, un vaisseau permanent. Un endroit ouvert et coupé du monde dans lequel on pourrait le temps d’une séance se livrer à la contemplation.
Pour quelques minutes simplement…..Une fenêtre à partager ouverte dans le noir.  »

-« …. Où ça ? »

- « ici dans l’hôtel . On y projetterait des films d’artistes, des films sensibles, des films amoureux , des films  savants, des films mystérieux, des films absurdes, philosophiques,  des ….
    .......
-«  on ne l’appellerait pas projection privée hein ?  Ni images du monde même si j’aime bien ce nom »
-Peut-être le cabanon ….. c’est un peu dépaysant, dans un cabanon on est de suite en partance. ?
- Le cacabanon avec comme sponsor un fromager.
-Bon pour  le nom on verra après, mais l’idée on la suit, on ne la lâche pas.
-Hein ?

Démarrage de la programmation prévu Novembre 2017
En attendant des photos de l’espace dédié.

 


 

Expositions

Frederic Houvert - Fraga -
Exposition du 13 Juin au 14 août 2015 En coproduction avec l’association  les Petites Bobines et Angle / St Paul-Trois-Châteaux




Exposition du 13 Juin au 14 août 2015 En coproduction avec l’association  les Petites Bobines et Angle / St Paul-Trois-Châteaux
……« Houvert se sert de pochoirs grossièrement découpés pour peindre des feuilles stylisées sur ses toiles. De là découle le troisième acte plastique permettant de porter un regard neuf sur le mélange de représentation et d’abstraction spécifique à son travail. Car en procédant de la sorte, il atténue l’importance de la gestualité dans la création du tableau, l’emploi de pochoirs impliquant une prise de distance par rapport à la pratique du peintre travaillant à main levée. Il est de nouveau de Matisse composant ses dernières œuvres à l’aide de gouaches découpées, sans les peindre au sens traditionnel du terme.

Extrait d’un texte de Pierre Tillet « Les feuilles, le mur, l’élan et la retenue »

Frédéric Houvert
Né/Born 1980 à/in Toulon (France)Vit et travaille/Lives and works à/in Lyon - France 7 rue d’Ivry 69004 / frederic-houvert.com / frederic.houvert@gmail.com


 
 


Vendredi 13 octobre 2017 - 18 h
Ouverture de Détours Numériques :

18 h 00 - Dans les salles d'accueil de l'ho?tel, sur les terrasses et patio, capte? des toits de la ville et de la place Montfort :
une installation " RADIO Y " de Lucien GAUDION
Projection de "Porte-paroles" de Flore Eckmann


 

Performance “Plugin circus/muqueuses images“ de Vincent RIOUX et de Thibaud de GRANDPRE
20 h 00 - Rencontre avec les artistes de “DETOURS“ au Théatre des 2 mondes
Projection, discussions avec les artistes et le public anime?es par Dominique LIAUTARD. En pre?sence de Vincent RIOUX, charge? du Po?le nume?rique a? l’ENSBA (e?cole nationale supe?rieure des Beaux-Arts de Paris) et artiste, de Lucien GAUDION, Thibaud de GRANDPRE, Flore ECKMANN, Max BLOTAS, Petra VAN DER MEIJDEN et Hans PRONK, de Pablo CAVERO,  de Suzy LELIEVRE et Se?bastien TAILLEFER et d’Ele?onore GEISSLER.
Circuits "Détours" en Drome Provençale Samedi 14 et Dimanche 15 octobre
Programme complet du week-end  sur detournumerique.com et réservation au 04 75 96 01 29

Frédéric Houvert - Peintures -13 juin au 30 Août 2015 -
Frédéric Houvert - Peintures - 13 juin - 30 Août 2015 -


Peintures de motifs, motifs de peinture : à peu près fleurs, les tâches au pochoir s’alignent et se superposent comme le camouflage d’un intérieur bourgeois déclassé. Botanique synthétique, nature perdue et paysages artificiels, les propositions de Frédéric Houvert nous emmènent à franchir la frontière de l’image et du réel, à regarder à côté du tableau, à jeter un œil à la fenêtre pour observer ce qui nous reste de nature.
David Ancelin




 

Un trois mâts, vaisseau fantôme glisse imperceptiblement dans le brouillard d'un réveil tardif et fatigant, cette nuit en ville les néons ternissaient l'obscurité que je rêvais complète, leur message désuet disparaissant pour s'effiler en lignes de couleur, le trait était là comme un tiret rouge, jaune, vert ou bleu entre rien et rien. La jolie patineuse reste gracieuse au-dessus le la glace, toujours belle, même s'il ne reste plus que ces jambes chaussées de patins. Plus de terre arable à travailler le motoculteur vient mourir contre les murs d'une salle carrelée de terres cuites, que dans un dernier élan il a labourées. Le palmier dans son bac en ciment, c'est Coco

L'adolescence est finie, on raccroche les rollers, non ! on les lance noués par-dessus

Et maintenant ? Le train n'a pas de fin, ce n'est pas qu'on ne s'en lasse pas mais plutôt qu'on s'habitue. L'habitude jusqu'ici, jusqu'à maintenant ; permettez moi de vous proposer une expérience : dormir à la belle étoile à quelques mètres des barrières de sécurité sur une aire de repos d'une autoroute bien choisie.

Est-ce que tout ça est vraiment drôle ? Ce qui est drôle c'est que nous en faisions.

Jean-Baptiste Gurly

Jean Dupuy et ses amis "Il était une fois"











Jean Dupuy a participé en décembre 2014 à Supervues 014 avec la pièce sonore "Neck Mouvement", il a accepté l'invitation de Jean-Baptiste Gurly pour une exposition amicale, "Il était une fois" est née sur cette idée de rassembler autour de l'artiste anagrammatiste des amis et de "foncer".
dans un grand désordre : Charles Dreyfus, Alexandre Gérard, Antoine Poncet, Guy Mathieu, Pierre Mabille, Cédric Teisseire, Thierry Lagalla, Jacques Halbert, Christian Xatrec, Claudio Badal, Jean-François Hébert, Gilbert Caty, Alexandra Guillot, Philippe Boulard et Jean-Baptiste Gurly, Olga Adorno, Denis Castellas, Joël Hubaut, Emile Laugier, Catherine Cattaneo, Arnaud Labelle-Rojoux, Grégoire Bergeret -Thierry Mouillé - David Zerbib et Jonathan Calvié, Simone Simon. (CRYPTOGRAMA),Christophe Boursault, Jean-Baptiste Ganne, Alexandra Guillot, Jean-Luc Parant, Augustin Dupuy et ceux qui arriveront au dernier moment, participeront physiquement ou par la présence d'une de leur œuvre à l'événement.
Alberto Zamboni "Pesce d'Aprile"

Dans l'univers d''Alberto Zamboni apparaissent des animaux, comme des atavismes de pensées depuis longtemps émises et qui subsistent. Le sanglier traverse notre esprit, crainte et puissance, le poulpe nous fixe, ses neufs tentacules hésitent dans nos choix,et l'anchois solitaire est là, hors du ban, comme nous sommes parfois seuls et pourtant si « dans le ban ».

 
Anna Epp et Richard Petit : photographies
 


Exposition  du 6 octobre au 10 décembre 2006.

Moi, le voyant, je passe dans ce monde où je vois, facilement.

Bizarre, écrire est bizarre, se servir de mots, des groupes de signes , les agencer en suivant des règles que l'on pense immuables et qui pourtant n'ont cessé d'évoluer,  se laisser porter par le cours de l'histoire à laquelle il faut croire, tout ça pour dire'

Mon mot « califourchon » est bien joli aujourd'hui. Mais quoi, c'est pas un leurre ?
La respiration, transpiration, aspiration, expiration, et l'étymologie avec son i et son i grec, me grisent, m'égarent.

Le i grec est vu de dos, c'était l'hiver, il avait revêtu sa lourde gabardine noire, on ne le voyait pas très bien, de toute façon, il partait.


Sur les photos d'Anna Epp, de la série  « passagers du Silence », figure toujours un personnage. Un homme, une jeune femme, ils s'éloignent en empruntant le chemin des lignes de fuite. Et nous voici accrochés à leurs basques :

- Pitié ne me laisse pas ! reste ! Sans toi, ici  tout serait vide de sens !

I grec s'efface, c'est la nuit, la nuit noire, il n'y a plus rien, moi même j'ai disparu.
Comme on fait dans les films : Pfffhhout'

Transporté là où l'homme a gratté : sur les photos de Richard Petit.

 Voici la montagne jeune et haute, les Pyrénées !
Sous la ligne Haute tension, les arbres ont été coupés et  les pylônes, qui se sont frayés un large chemin sur la colline, vont. Ailleurs le viaduc majestueux s'élance sur un rond point d'où la route repartira vers la gauche et vers la droite. Ici c'est le silence, les ouvrages campent, l'absence est immense, pas un souffle pas une respiration.
- I grec où es-tu ? je hurle

Jean-Baptiste Gurly

Friedemann Hauss "Fines herbes" Photographies.



Exposition de Friedemann Hauss. [du 18 Août au 28 Octobre 2005

Un étang, pas un souffle d'air, quelque chose de léger tombe à l'eau : un morceau de polystyrène. Pour une fois, cette fois, on nous épargnera la ronde des ondes concentriques qui vont mourir silencieusement contre les rives. Comme une étoile filante, ou une fusée de feu d'artifice, se dessinera un motif fugace, qui pourrait nous rappeler, s'il durait un peu, les lignes de la main : coeur, chance, vie.

Friedemann Hauss qui habituellement sillonne le globe pour photographier dans les plus beaux décors les plus belles filles parées des plus beaux atours, présente au Burrhus une série d'herbes prises à contre-jour.

Entières en un instant, les fines herbes à contre-jour, impriment sur notre rétine les lignes de leur existence. Cela ne se voit que très difficilement et c'est ce que Friedemann nous montre. C'est tout.

Jean-Baptiste Gurly

Christian Valverde



CHRISTIAN VALVERDE [4 juin 2005]

Il faudra bien s'attaquer sérieusement aux problèmes de pollution, et plus particulièrement à ceux engendrés par notre besoin sans cesse croissant de nous déplacer ; une fois encore ce seront les artistes qui nous ouvriront la voie.

Voilà Monsieur Christian Valverde que nous exposons au Burrhus et en même temps à la galerie Martagon à Malaucène ; grâce à lui on mesure déjà le chemin parcouru sur la route de l'ubiquité : 9 km.

Une sensation subjective, une sensation subjective visuelle, la myodésopsie, encore plus simplement appelée « mouches volantes », est une sensation subjective visuelle, celle de voir des points brillants qui se déplacent lentement et d'une manière très aléatoire dans son champ visuel. Il peut parfois s'agir de filaments ou de zigzags, ou bien encore de croix grossières.

Tout subjectif est mon souvenir, maintenant, de m'être déjà efforcé de contrôler ma myodésopsie, au point d'avoir fixé mon attention sur une forme de trombone tordu qui se baladait lentement devant l'écran du journal télévisé qu'un instant auparavant je pensais regarder. Etait-ce brillant ou d'une transparence remarquable ? Peu importe, ce qui m'intéresse c'est le renversement de mon attention, qui des informations s'est portée sur cette sensation subjective en forme de truc tortu, peut-être qu'à un moment je ne fus plus où j'aurais pensé être, peut-être qu'à ce moment là suis-je.

Je retourne chez Valverde. En utilisant comme support le plexiglas il se libère du fond, puis construit une architecture de transparences qu'il appuie sur une forme atonique, mais facilement repérable, une croix, simplifiée au point de lui enlever toute velléité de sens. Cette croix , signe atavique, flotte comme une « mouche volante » dans le champ de notre subjectivité. Devant les croix de Valverde on peut ressentir l'impression de ne pas être particulièrement là où nous aurions crû être. Avec un peu d'effort nous aurons fait quelques pas sur le chemin de l'ubiquité.

Jean-Baptiste Gurly

KOCHEISEN + HULLMANN
Exposition du 25 Avril 2004

C'est en 1867 que Nicolo Paganini, découvre la véritable seconde paire de nombres amicaux, il a alors 16 ans. Alors qu'Euler (1707 -1783) un siècle avant lui en donne une liste de 64 (dont 62 exactes) et que Fermat en 1636 proposait (17296, 18416). Mes recherches succinctes sur Google ne m'ont pas permis d'en savoir plus sur ce jeune italien curieux des nombres, quelque part doit pourtant bien résider l'histoire de sa découverte et quelques lignes sur son existence, mais il est étouffé par son illustre homonyme et contemporain Nicolo Paganini le violoniste.

Les paires de nombres amicaux sont formées de deux nombres dont chacun est la somme des diviseurs propres de l'autre ; la première paire est (220, 284). Celle de Nicolo Pagnaini est (1184, 1210).

En 1988 Thomas Kocheisen et Ulrike Hullmann se sont donnés deux protocoles de production : soit, chacun dans son atelier, peint d'après le même modèle sur le même format et donc fait le même tableau, soit ils partagent la toile en deux moitiés que chacun peint. Ce qu'il y a de plus troublant dès le premier regard c'est le style Kocheisen + Hullmann, car il semble impossible de dire qui a fait quoi.

Ulrike et Thomas nous ont proposé un travail sur les nombres amicaux pour habiller la tranche d'une dalle béton qui est visible du patio de l'olivier, cela est resté à l'état de proposition.

Pourtant aujourd'hui en voulant écrire à partir de leur travail, ces nombres amicaux me reviennent d'une manière obsessionnelle à l'esprit, parce qu'avec eux le tableau est donné à voir, comme toujours dans l'instant, mais il est emprunt de mystère, et semble être dans un autre temps, il nous invite à la décomposition comme pour nous convaincre de la véracité de l'intuition d'unité que nous en avons eu au Premier Coup D'œil. A force de regards naît une sensation de décalage entre nous et le tableau , est-ce la facture duale qui en est la cause ?

On cherche tellement l'un et l'autre, tellement finalement à s'identifier à l'un ou à l'autre qu'on fait tout pour échapper aux deux ; par exemple jouer au jeu des différences.

Je vous invite à regarder le travail de Ulrike Kocheisen et Thomass Hullmann comme si vous observiez, inscrits au tableau noir, deux nombres dont on viendrait de vous démontrer qu'ils sont amicaux. Le professeur a effacé à l'éponge humide ses deux décompositions, puis les sommes des diviseurs et a réinscrit de chaque part du tableau 9 437 056 et 9 363 584 (Descartes en 1638).

Jean-Baptiste Gurly

«Signes singuliers» de Mathilde Papapietro.



Les minables parlent. [25 juillet 2003]

Brins d'herbe couillons ayant poussé gratuitement souvent là où il ne fallait pas, (au pied d'un feu rouge, devant le monument aux morts, derrière l'abribus, je ne sais où encore), nous étions plein d'insouciance, un peu gnangnan, fleurissant pauvrement parfois, nous ne voulions rien, nous ne savions même pas que vous, humains, nous inviteriez à exprimer nos souhaits, à « écrire notre journal », nous voici aujourd'hui magnifiés.

Mathilde nous a vus, regardés, coupés elle nous a pliés, dépliés, repliés, lancés, élancés, relancés, jusqu'à ce que nous formions chacun un signe, comme le mouvement de l'archet pendant deux mesures jouées legato. Passés entre ses doigts nous sommes devenus des morceaux choisis. Après quoi elle nous a peaufinés : scannés, puis agrandis, et édités !

Nous avons tous une drôle d'allure que vous devriez essayer d'adopter juste un temps quand personne ne vous regarde, peut-être pas à l'exposition mais lors d'une ballade solitaire. Arrêtez vous devant l'un d'entre nous, observez le bien, et mimez le. Le soir, si vous devez jouer au jeu du portrait, retrouvez vos gestes jusqu'à ce qu'un des enfants participant crie :
-Oui, ça y est ! J'ai trouvé, c'est l'espèce de brin d'herbe qui pousse à côté du banc devant la pharmacie Plombel.
-Gagné !
« JAHRESZYKLUS » de Margot Garurti.
Exposition du 25 avril 2003

A un an, on tombe tout le temps.
Un petit peu moins à deux ans.
A trois ans la marche est haute !
Mais à quatre ans, on la saute !
A cinq ans, on cabriole.
A six ans la grande école.
Mais à sept ans on perd ses dents ! ...
Anne Sylvestre « A sept ans » in « Et vive les fabulettes »

Ensuite, nous commençons à prendre conscience du circuit sur lequel nous évoluons : le «JAHRESZYKLUS»*, une métropole en forme de couronne étroite constituée de douze agglomérations que nous traversons toujours au même rythme. Les premiers tours semblent longs et palpitants, mais au fur et à mesure notre intérêt décroît, pire, certaines villes nous deviennent antipathiques, et la plupart nous laissent indifférents.

Pourtant, quelle joie au début lorsque nous nous apprêtions à entrer dans Janvier, quel bonheur d'entamer un nouveau tour, plus vite plus fort (surtout plus fort car la vitesse est là tout à fait illusoire). Les cheveux au vent, on rit, les bouchons pètent, c'est fini, ça recommence ; c'est fini, ça recommence ; c'est fini, ça recommence ; c'est fini, ça recommence ; c'est fini, ça recommence ...
Puis, la griserie s'efface, l'habitude est là qu'on porte comme de vielles pantoufles. Est-ce le début qui est trompeur ou l'habitude qui brouille nos sensations ?

L e «JAHRESZYKLUS» n'est peut-être qu'un leurre, une tromperie, un faux support à la vie. Oui, la vie ne peut-elle prendre que sur le «JAHRESZYKLUS» ?

Je crois, je crois que pas plus le mois que l'heure que la minute, ne nous aident à vivre mieux, au plus près de la vie. Le temps réel ne colle qu'à la réalité du monde, il est tout à fait étranger et à l'art et à l'amour.

Jean-Baptiste Gurly [* JAHRESZYKLUS : Cycle de l'année]

Wifi gratuit
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Chaque chambre est unique
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Terrasse
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Petit déjeuner
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Bibliothèque
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Climatisation
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Pas d'ascenceur
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